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jeudi 8 septembre 2011

Le whisky et le whiskey

Il existe deux écoles de Whisky, l’une aussi valable et authentique que l’autre: celle de l’Irlandais et celle de l’Écossais, toutes deux ayant leurs propres supporters. Mon cœur balance entre les deux, entre le velouté d’un grand malt écossais, et la race d’un whiskey irlandais, plus “sauvage”. De quoi exciter largement vos papilles en tout cas.

LE SCOTCH WHISKY

C’est en Écosse, invité un jour par le charmant David Bremner (Glenfiddich) que je m’étais (très rapidement) initié au golf. Une bonne occasion de s’oxygéner après la tournée des pubs que vous ne manquerez sûrement pas de suivre. Un grand malt peut procurer des sensations extraordinaires, et se savoure délicatement, à l’apéritif ou en digestif (essayez). Ne le confondez pas avec le simple Whisky : pas de glace, juste un peu d’eau fraîche si vous y tenez. Il faut donc distinguer les deux familles de scotch whiskies : celui qui est à base d’orge maltée (germée et séchée), et le whisky de grain à base d’orge, d’orge maltée et de maïs. Les procédés de distillation sont également différents, d’un côté l’alambic à feu nu (Pot Still), de l’autre l’alambic breveté en 1830 par Aeneas Coffey et appelé pour cette raison Paten Still ou Coffey Still.

Le whisky de grain

Produit par le procédé alambic Coffey, par une distillation continue (voir aussi Le whisky de malt), dans laquelle le brassage se fait avec une certaine proportion d’orge maltée, mélangée à d’autres céréales non maltées. Ensuite, les céréales non maltées sont cuites à la vapeur sous pression dans un convertisseur pendant environ trois heures et demie. Pendant cette opération, le mélange d’eau et de grain est agité à l’intérieur de cet appareil. Les cellules d’amidon éclatent dans le grain et lorsque le liquide est transvasé dans la cuve de brassage avec l’orge maltée, la diastase du malt convertit l’amidon en sucre. Le liquide ainsi obtenu (wort) est recueilli à une densité plus basse que dans le procédé Pot-still.

Après distillation, la nouvelle eau-de-vie, qu’elle soit obtenue par l’alambic Coffey ou par procédéPot-still, doit subir un vieillissement. Elle est transvasée dans des fûts de chêne dont la perméabilité permet le passage de l’air et une certaine évaporation. Elle se débarrasse ainsi, avec le temps, de constituants indésirables et devient alors un whisky moelleux. Alors que la loi exige un vieillissement de trois ans avant que lui soit accordé son nom de whisky, la plupart des scotch whiskies subissent un vieillissement de 5 à 6 ans. Certains scotch whiskies vieillissent plus longtemps en fûts, souvent pendant 15 ans et même plus. Après vieillissement, les différents whiskies sont assemblés. L’assemblage est alors ramené au degré désiré par l’addition d’eau douce. A ce stade, le whisky présente une couleur très pâle. Une faible quantité d’une préparation caramélisée est alors ajoutée pour lui donner la teinte voulue. Il est ensuite soigneusement filtré.

Le whisky de malt

C’est l’aristocrate par excellence, produit par le procédé alambic à feu nu, et sa production se divise en quatre étapes :

Le maltage
D’abord tamisée pour éliminer tout corps étranger, l’orge est ensuite immergée pendant deux à trois jours dans des réservoirs d’eau. Elle est ensuite étendue sur l’aire de maltage où elle germe en 8 à 12 jours, en fonction notamment de la saison et de la qualité de l’orge utilisée. Pendant la germination, l’orge produit un enzyme qui rend l’amidon soluble et prépare ainsi sa transformatin ensucre. A intervalles réguliers, l’orge doit être retournée pour surveiller la température et le développement de la germination. Au moment opportun, la germination sera arrêtée par séchage au four.

Le brassage
Séché, le malt est ensuite broyé puis mélangé à de l’eau chaude dans une cuve de brassage. L’amidon soluble se transforme en sucre. Un liquide doux, le moût, est alors séparé des constituants solides qui serviront de nourriture au bétail.

samedi 28 août 2010

Le GUIDE DES VINS 2011 est paru !

Je vous avais promis que la version "en ligne" du GUIDE serait conséquente, novatrice et unique :

REGARDEZ en CLIQUANT : ICI ou ICI ou ICI

Vous allez vous rendre compte par vous-même que ce n'était pas exagéré (cliquez sur les liens en BLEU):

- C'est d'abord grâce à notre expérience du net (nous en sommes à 150 sites et blogs en activité !!!) et à l'immense base de données rédactionnelle en ma possession (30 ans de livres et d'articles sur le vin, ce n'est pas rien).

Actualité du vignoble
Les Classements
Tout savoir sur le vignoble
Les vignerons sélectionnés

- C'est aussi en mettant en place des services uniques : chacun d'entre vous, par exemple, a une carte INTERACTIVE qui permet de le localiser et de calculer son itinéraire pour accéder à votre cru, les portes d'accès à votre page sont multiples car on y arrive par :

- les Classements (voir ICI), où SEULS les producteurs ayant souscrits l'option Internet ONT UN LIEN CLIQUABLE
- "Les Vignerons sélectionnés",
- "Les Producteurs"
- par le "pavé" ROSE (en bas)
- et aussi par un menu "déroulant" ultra complet (en haut à droite). 
TOUT EST INTERACTIF !


C'est un nouvel "univers" du vin que nous créons ainsi, intuitif, convivial, ultra-pratique, adapté à notre monde d'aujourd'hui.

samedi 27 mars 2010

Pernand-Vergelesses Domaine Laleure-Piot

Domaine LALEURE-PIOT

Domaine LALEURE-PIOT

(PERNAND-VERGELESSES)
Frédéric Laleure

21420 Pernand-Vergelesses
Téléphone :03 80 21 52 37
Télécopie : 03 80 21 59 48
Email : infos@laleure-piot.com
Site : www.laleure-piot.com

Aujourd'hui dirigé par la 5e génération, le domaine s'étend sur plus de 10 ha, embrassant quinze appellations différentes. De la simple appellation village aux fameux Grands Crus, en passant par les meilleurs Premiers Crus, le Domaine Laleure-Piot offre une palette gustative complète de l'appellation Pernand-Vergellesses. Les Vignes, âgées en moyenne de trente ans, font l'objet des soins les plus attentifs : maîtrise des rendements, lutte raisonnée... Tout cela explique cet exceptionnel Corton-Charlemagne Grand Cru 2007, de belle harmonie, où s’entremêlent des nuances de chèvrefeuille, de pomme mûre et de brioche, d’une élégance persistante en bouche, tout en charpente, très équilibré. Beau 2006, aux notes d’aubépine, de poire mûre, de noix fraîche, très classique, gras, un vin de jolie teinte, intense, très charmeur au nez comme en bouche, de garde. Superbe Corton-Bressandes Grand Cru 2007, de robe pourpre, dense, très équilibré, puissant, aux saveurs intenses à dominante de fruits mûrs, de vanille et de sous-bois, de très bonne évolution. Beau Corton Le Rognet Grand Cru 2007, séduisant avec ses notes de framboise et de griotte très mûres, de bouche puissante et corsée, légèrement épicée en finale, un vin généreux, bien classique, charmeur et intense à la fois. Le 2006, poursuit son évolution, un vin aux tanins amples, au nez dominé par le cassis mûr, la violette et l’humus, de bouche épicée et persistante. Goûtez le Pernand-Vergelesses Premier Cru Île des Vergelesses rouge 2007, très classique de son appellation, de robe intense, au bouquet présent de fruits rouges et de sous-bois, avec des notes de vanille et de cerise en bouche, qui poursuit son évolution. Excellent Pernand-Vergelesses Premier Cru Île Des Vergelesses blanc 2007, qui associe charpente et nervosité à la fois, d’une belle harmonie, de robe très brillante, au nez subtil à dominante de pain grillé et d’acacia.
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samedi 13 mars 2010

Coups de cœur et déceptions en Languedoc et Sud-Ouest

Chose promise, chose dûe, voici les mouvements dans les Classements de ces régions :

- En Languedoc, il y a des producteurs, marchands et grands groupes qui nous (et vous) font croire que leurs vins ressemblent à quelque chose. Ces vins de mascarade (en Coteaux-du-Languedoc et en vins de cépages notamment), où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais). Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin.

Toujours incontestablement au sommet : mon ami Aimé Guibert (Daumas-Gassac) qui relève, chaque année, le pari d'élever un vin rare, classique, marqué par l'osmose des cépages et du terroir, et bien loin devant la ribambelle des cuvées à la mode qui ne sont que des macérations œnologiques et des vins écœurants comme de l'encre. Plus fort, de sa (semi) retraite irlandaise, il a su transmettre sa passion (voir la vidéo) à ses enfants, ce qui n'est pas rien. J'ai ouvert avant-hier un 1986 de haute volée, sur un civet de marcassin.

Les bonnes surprises de l'année, et donc, ceux qui montent en 1ers Grands Vins, sont : Mourviels en Cabardès, Herbe Sainte en Minervois, Angles en Coteaux-du-Languedoc, Bourdic en Vins de Pays. Deux autres confirment leur place dans le Classement : Bergerie Capucin et Clarmon. Je réfléchis encore un peu pour décider si les vignobles de la famille Bonfils (Vaugelas, Cantaussels...) doivent conserver leur place, ou non.

Ceux qui confirment leur haut niveau qualitatif : FontsainteSaint-Martin-des-ChampsPeyregrandesFabasGrand CaumontMire-l'Etang,ChichetNidolèresEtang des ColombesMalautiéBarroubioMartinolleCasa Blanca...

Ceux qui changent de hiérarchie (de 1ers en 2es) : AntechCroix Belle et Pinet.

- En Sud-Ouest, là aussi, les déceptions sont nombreuses. Les appellations de Gaillac, Cahors et Fronton jouent les abonnés absents. cette région est l’une des plus décevantes. Peu de vignerons semblent intéressés par envoyer leurs échantillons, tout spécialement en Bergerac, Jurançon, Madiran et Gaillac, et je comprends mieux pourquoi on n’entend de moins en moins parler de ces vins. Chacun fait ce qu’il veut, et il ne me semble pas non plus nécessaire de faire le voyage à sens unique. On peut tout autant regretter l’arrivée de cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de prix totalement incautionnable. Gare donc aux vins de mode dans cette région où les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. Ne vaut-il pas mieux montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran? À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot.

Cahors, il est loin le temps où Reutenauer (un autre de mes amis, loin des modes) imposait ses vins dans toute la restauration parisienne, où l'on tentait avec les "Seigneurs" de tirer l'appellation par le haut (je le sais, c'est moi qui ait écrit leur livre)... la dernière erreur, qui date de 2 à 3 ans, étant de s'être embarqué dans une communication "Malbec" en liaison avec l'Argentine (un comble), alors que, tout au contraire, ce n'est pas le cépage qu'il faut mettre en avant mais les disparités des terroirs. Décevant, tout cela, et quel gâchis !

Bref, le Classement s'en ressent fortement cette année : sont rétrogradés (certains d'un petit cran), ChambertTriguedina (des vins bien trop "noirs", en effet),CarlatLa ReynePineraieLéretCaïxPelvillain ou Le Passelys.

En Bergeracidem pour Haut-PécharmantMoulin CaresseCostesTheulet-Marsalet. En Gaillac, c'est aussi le cas pour Mayrargues, Adélaïde, Payssel, Arlus...; en Madiran, sont déclassés PeyrosGassiotMaouriesLafitte-Teston...

Il y a encore, toutes appellations confondues, DonzacRabanyCave IrouléguyPerchade...

Par contre, toujours de vrais coups de cœur avec La CoutaleBouscaillousLamourouxPichard ou Plaisance, incontestablement à la tête de leurs appellations respectives, suivis par EugénieDelmoulyLecussePialentouPouypardinMénard... et les autres classés en 1ers Grands Vins, chacun à un degré hiérarchique différent. De très belles bouteilles dégustées également avec les cuvée's de RessaudieCroze de PysSarabelle ou Emeillé qui accèdent au sommet.

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lundi 8 juin 2009

Romanin, le grand vin des Charmolüe


Château ROMANINBAUX-DE-PROVENCE Château ROMANIN

Château ROMANIN

(BAUX-DE-PROVENCE)
Anne-Marie et Jean-Louis Charmolüe

13210 Saint-Rémy de Provence
Téléphone :04 90 92 45 87
Télécopie : 04 90 92 83 42
Email : contact@romanin.fr
Site : www.romanin.fr

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Nous avons la chance, ici, d’avoir du très beau temps, tout le temps, cela me change un peu de Bordeaux, précise en souriant Jean-Louis Charmolüe. Pour le 2007, nous avions commencé les vendanges du Vermentino, pour les blancs, vers le 4 septembre. Nous avons vendangé parcelle par parcelle, sous un chaud soleil du début à la fin, étalant les vendanges jusqu’au 20 septembre pour obtenir la meilleure maturité possible. Nous avons ramassé de très jolis raisins et tout-de-suite constaté avec plaisir que les degrés alcooliques étaient bien classiques, moins élevés que le 2006, qui était plus atypique. Nous avons obtenu des vins de 12,5-13°, ce qui est plus dans la norme, des vins bien équilibrés. Les vinifications se sont parfaitement déroulées puisque j’ai investi, depuis mon arrivée, dans la thermorégulation de la cuverie afin de travailler dans les meilleures conditions possibles. Les rendements sont très faibles pour les blancs comme pour les rouges, la moyenne se situant à 30 hl/ha, ce qui est normal dans nos terroirs, et c’est ce qui donne des vins très qualitatifs, charnus et colorés, tout en restant élégants. Le 2007 est donc comme un millésime équilibré avec de la charpente mais aussi de la souplesse, de la couleur et beaucoup d’élégance.” En attendant, il y a cet exceptionnel Baux-de-Provence Château Romanin 2006 (très petits rendements, Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cabernet-Sauvignon), de robe pourpre, aux connotations de griotte et de sous-bois, de bouche veloutée et ample, est un vin puissant, aux tanins fermes mais bien enrobés, aux nuances de petits fruits rouges confits en finale, de garde. À la suite, le Chapelle de Romanin rouge 2006, issu de vignes un peu plus jeunes, un vin aux tanins savoureux, de couleur profonde, avec ces notes caractéristiques de fruits noirs et de réglisse, bien équilibré. Beau blanc, tout en saveurs, tout en fraîcheur aromatique, au nez subtil, d’une jolie persistance, un vin intense et parfumé avec des nuances de chèvrefeuille et de pomme en finale, suave en bouche.

samedi 6 juin 2009

Les éliminés du Guide 2010

C'est l'un de mes moments les plus "hards" de l'année : 10 à 12h par jour sans interruption, je rédige mon Guide. Mes dégustations sont pratiquement terminées et je vais faire intervenir d'autres critères déterminants pour retenir ceux qui seront dans le Guide... ou pas.

Car déguster un bon vin ne suffit pas. Je m'en tiens à trois facteurs, tout aussi essentiels que celui de la "bouche" :

- LE PRIX

Selon moi, un vin ne mérite d'être retenu, encensé, défendu... que si son prix de vente aux consommateurs est cohérent. Abstraction faite des (très) rares crus mythiques pour lesquels le prix ne veut rien dire (Petrus et 4 ou 5 autres, qui sont dans le Guide). Il y a des vins, à tous les prix, que je classe à la tête de mes Classements, des vins qui valent leur 100 € (principalement en Bourgogne et en grandes cuvées champenoises), d'autres qui sont superbes à 10 €, à 7 € ou à 30 €, tout dépend de ce que l'on recherche, de son budget, de l'accord des vins et des mets, des moments présents (on ne boit pas les mêmes vins au printemps qu'à l'automne, avec ses amis ou avec des relations de business, la liste est sans fin...), etc, etc. Le vin est un tout, un art de vivre, et beaucoup de choses doivent être prises en compte avant de le "juger". Et puis, on ne déguste jamais de la même manière, il s'agit donc d'être particulièrement humble en la matière : tout change selon son humeur !

On comprend alors ce qui m'amuse (et me navre) quand je vois des "dégustateurs" qui se permettent de noter un vin (qu'il n'ont jamais goûté avant)  comme s'il s'agissait d'une boîte de petits pois. Ils n'ont rien compris et se dévalorisent eux-mêmes en agissant ainsi. Mais, c'est leur problème, et cela fait des années que je m'en lave les mains.

- L'HOMME (ou la FEMME)

Un bon vin ne peut pas être non plus celui d'un producteur arrogant, imbu de sa "science" ou qui se targue régulièrement de sortir un produit à un prix injustifié.

Il y a des tas de vins que j'aime car je connais ceux qui les élèvent, leur passion, leur honnêteté, leur fidélité. Il y a aussi un bon nombre de vignerons que je soutiens car je connais les difficultés -d'image ou financières- des uns et des autres, selon les régions (Beaujolais, Muscadet, Languedoc, "petits" Bordeaux...). Je ne m'en suis jamais caché, mon rôle, c'est aussi de mettre mon impact au service de ceux qui en ont besoin, à un moment donné.



Keljob.com - dépôt de cv

En parallèle, il y a de très grands crus, partout certes, mais plus particulièrement en Bordeaux et en Bourgogne, où des hommes et des femmes talentueux sont restés fidèles à une déontologie qui mérite le respect. On peut citer Léoville-Barton, Calon-Ségur, Grand-Puy Lacoste, Certan de May, Lamarche, Tremblay.., les Corréziens (Moueix, Janoueix...) et bien d'autres, de Natter à Mont-Redon, de la Provence au Languedoc, que vous retrouvez dans Millésimes, notamment. Ils se reconnaîtront, vous les appréciez, et sont, en tout cas pour un bon nombre d'entre eux, dans mon Guide depuis 30 ans !!! Voir aussi cet article ou Les Vins du Siècle.

On est alors bien loin de ces autres "marchands de vins" médiatiques qui nous vantent leurs dernières trouvailles pour avoir un article complaisant, nous montrent leur super "conseiller" qui va leur faire mariner leur vin comme des sardines dans de l'huile, nous prédisent que nous, les Français, sommes des ringards avec notre volonté de terroir, de typicité... J'en passe, pas de raison de m'énerver pour si peu. Pour mémoire, cet article ou celui-là !

Je revendique donc la subjectivité, qui va de pair avec l'objectivité, si l'on est un être humain. Il y a des gens du vin avec lesquels je n'ai aucune accointance (ils me le rendent bien), d'autres que j'estime, rien de plus normal.

- LA SPÉCIFICITÉ

C'est-à-dire l'authenticité de sa région, de son sol, de ses cépages... Et, croyez-moi, je goûte des vins -c'est selon- minables, inexcusables, insipides, "sans âme ni vertu", dans toute la France, à tous les prix, à Margaux comme en Corbières, en Champagne comme à Pommard, à Saint-Émilion comme à Châteauneuf... That's life !

Bref, revenons à la préparation de mon Guide. Il y a donc, chaque année, des "éliminés" et des "nouveaux", et c'est bien naturel puisque c'est le jeu même des sélections et des coups de cœur (ou de gueule).

Allez, sympa comme je suis, je ne vais pas vous dire pourquoi vous ne retrouverez pas ceux-là dans le Guide 2010 :est-ce à cause du prix, de dégustations décevantes, de la typicité, du manque d'échantillons ou de je ne sais quoi d'autre ? A eux et à vous, de voir... Certains reviendront, d'autres n'ont aucune chance, et, celle liste n'étant ni exhaustive ni définitive (je regoûte et réfléchis pour certains) jusqu'à fin Juin, tout cela peut -aussi- encore évoluer. C'est donc un premier point, à ce jour, au 5 Mai.

Les ÉLIMINÉS DU PROCHAIN GUIDE (pêle-mêle, dans toute la gamme, on dépasse les 200... pour pratiquement autant de nouveaux) :

- A Bordeaux, Rauzan-Ségla, Roques-Mauriac, La Couspaude, Haut-Selve, Cantemerle, Haut-Bailly, Haut-Guillebot, Commanderie Queyret, Haut-Marbuzet, Fieuzal, Pichon-Baron, La Dauphine, Sainte-Marie, Caronne-Sainte-Gemme, Dutruch-Grand-Poujeaux, Balac, Haut-Brisey, Noaillac, LidonneTour de Pez, Clos du Haut-Peyraguey, Phélan-Ségur, Cave de Lugon, Beychevelle, Gueyrot, Montaiguillon, Plassan, Saint-Valéry, d'Escot, Petits-Arnauds, Elixir de Gravaillac, Fonréaud, Donissan, Barbe, Navarro, Moulin de Sales...

- En Champagne, Ayala, De Méric, Jean Moutardier, Sanchez-le-Guédard, Jacquart, Rigolot, Charles Collin, Lancelot-Pienne, Dauby, Saint-Gall, Trouillard, Henri Abelé, Waris-Larmandier, Nicolas Feuillatte...

- En Loire, Maurières, Chaintres, Louet-Arcourt, Planchon, Aulée, Pibaleau, Cordier, Pain, Bessons, Nueil, Saint-Just, Joguet, Raimbault...

- En Languedoc, Villerambert-Moureau, Beauregard-Mirouze, Lancyre, Lascaux, La Vernède...

- En Rhône, La Gardine, Marsanne, Taurelle, Maby, Boissenet, Juge, Mavette, Fontvert, Petite Bellane, Barnel, Pourra...

- En Sud-Ouest, Brézéguet, Haut-Monplaisir, Corbiac, Costes, Panisseau, Grimardy, Cayx, L'Églantier, La Coustarelle, Aydie, Rousse...

- En Provence, La Laidière, Brégançon, Pey-Neuf, Galoupet, Saint-Maur, Ribotte, Rouet, Estello, Saint-Jean-de-Villecroze, Cressonnière...

- En Bourgogne, Jean Maréchal, Bachelet-Ramonet, Seguin, Davenne, Joliet, Cave des Paulands, Bitouzet-Prieur, Prudhon, Gerbeault, Guillo, Christian Belleville, Tatraux, Juillot, Camu...

- En Alsace, Freyburger, Kubler, Schoesch, Mauler, Schaller, Frey, Kamm, Beck, Materne-Haegelin, Wittmann, Dock...

- Ailleurs, Fruitière de Voiteur, Tracot, Paire, Mas Blanc, Orenga de Gaffory...

Et quelques autres, mais il faut bien que je garde un effet "surprise", non ?

P.S. Le prix des Grands Crus de Bordeaux Primeurs 2008 a baissé de 30 à 50 % : il n'y a rien de plus normal, ce n'est ni un "geste" de la part de certains propriétaires, et encore moins un acte de bonté : ils y étaient tout simplement obligés... Une petite pensée pour ceux qui ont largement surpayés les 2005 (le "pompom", avec des prix incautionnables), les 2006 et 2007 ? Mieux vaut donc être fidèle aux propriétaires qui ont la sagesse d'avoir des prix raisonnables (il y en a pas mal, on vous donne même leurs noms !). C'est d'autant plus difficile à cautionner que les 99% des autres (très) bons Bordeaux sont à des prix très justifiés... ou, parfois, juste rémunérateurs pour les producteurs, s'ils sont trop liés au négoce.



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vendredi 22 mai 2009

Les chefs de Vinovox se mettent à table

Pavé aux pommes, pavot, oranges


Circule en ce moment sur la blogosphère un nouveau petit jeu : dévoiler 6 petits trucs sur soi... Bien que taguée à plusieurs reprises, j'ai décliné l'offre car j'avais déjà répondu à quelque chose de similaire il y a plusieurs mois et parler de ma vie privée sur le blog n'est pas vraiment ma tasse de thé.. il en faut pour tous les goûts...Mais pourquoi nous raconte-t-elle tout ça, comme dirait qui vous savez? Et bien, pour parler ...

Tarte à la rhubarbe de Martine


Dans le cadre de la compilation légume-vedette : rhubarbe, voici une petite recette envoyée par Martine, fidèle lectriceet cliente. Merci beaucoup Martine. Ingrédients : 1 pâte brisée, QS (Quantité Suffisante) rhubarbe, 100 g de crème, 50g de farine, 100g de sucre en poudre, 2 œufs

Etalez une pâte brisée dans un moule à tarte. Piquez la pâte avec une fourchette. Faites cuire 2 minutes la rhubarbe coupée en tronçons de 2 à 3cm avec un peu d?eau et de sucre. Egouttez-la.
Mettre la rhubarbe sur le fond de tarte. Dans un saladier mélangez la farine avec les 2 ...


Insolite...


Qu'est-ce que c'est ???




Réponse sur le prochain billet !!

Insolite peut être, mais il faut de temps en temps étonner un peu...Près du moulin de Bersac, chez Emile à Rancon, sur la Gartempe (si vous êtes intéressé par la région et ses moulins, allez visiter son blog)... des champs de narcisses.... jusque là tout est normal !!

et de jacinthes sauvages...




Tarte fine aux pommes en caramel, comme un chef


Lors du concert Délice (Orchestre National de Lyon / Toques Blanches Lyonnaises),que j'avais eu l'occasion de relater, défilèrent sur l'écran quelques images des cuisines des quatre chefs présents ce soir-là dont ces images de tartelettes fines que j'ai voulu essayer de refaire.Je voulais aussi utiliser les caramels que m'avait gentiment envoyés le site de vente de confiseries cgood  Ingrédients : 250 g farine, 140 g de beurre mou, ...

Confiture rhubarbe orange + eau de fleur d'oranger


Une recette envoyée par une autre lectrice Françoise (merci), dans le cadre du jeu légume vedette : la rhubarbe.   Ebouillanter la rhubarbe, la mettre dans une grande marmite en cuivre après l'avoir sommairement égoutée.Y ajouter de la pulpe d'oranges en quantité un peu moindre et commencer à cuire doucement après y avoir ajouté du jus de citron et peser le tout.Dès que l'ensemble commence à bouilllir y ajouter un sachet de ...

Encore un peu de crème...


Je n'en ai pas fini avec la crème, normande ou autre et je continue à vous faire découvrir qqes recettes douces...
St Jacques feuilletées à la crème de légumes
Ingrédients pour 8 personnes : 16 belles coquilles St Jacques, 500g de pâte feuilletée étalée, 100g de carotte, 100g de courgette, 100g d'oignon, huile d'olive, sel et poivre du moulin, 150g de crème de crevettes (voir recette plus loin)Détailler les légumes en ...


Dacquoise meringuée aux fraises


  Les fraises arrivent à grands pas aux étals des marchés. On commence à en trouver à des prix raisonnables, autant en profiter. J'ai essayé une nouvelle recette de biscuit dacquois (impossible de me souvenir d'où elle vient) et bien je reviendrais à ma recette habituelle car cela m'a plutôt fait penser à un macaron lorrain...Ingrédients pour la dacquoise (4 biscuits) : 1 blanc d'oeuf, 40 g de sucre glace, 25 g de poudre ...

Croissants à la rhubarbe et chèvre


Une recette fort sympathique envoyée par une lectrice, Yvony,  dans le cadre du légume-vedette, spécial rhubarbe. Ingrédients pour la pâte :  250 g de farine + 4 petits suisses. Mélanger et laisser reposer 30 mnIngrédients pour la garniture : céleri boule, cubes de rhubarbe, fromage de chèvre.Faire compoter un peu de cèleri boule émincé et des petits cubes de rhubarbe dans un fond d'eau salée. Laisser refroidir. Mélanger ...

La rhubarbe, élue légume vedette, venez jouer + tartelette rhubarbe/lemon curd


Ca y est les jeux sont faits. Merci pour vos votes qui ont permis de désigner le légume vedette des 3 semaines à venir.   Vous aviez le choix entre :l'aspergel'avocatle chou romanescole fenouilla fèvela rhubarbeet vous avez choisi : la rhubarbe, et oui, c'est un légume.  La rhubarbe est connue depuis des siècles en Asie pour les propriétés thérapeutiques de certaines des ses variétés (laxative...).
Cette plante vivace ...


Allumez vos loupiotes


Un petit tour à Lyon pour passer une soirée entre amis dans un restaurant très sympa "Les loupiotes !!!! Un décor amusant, une ambiance chaleureuse et les lueurs de dizaines de loupiotes...Le concept m'a plu : un menu dégustation à base de produits bon marché mais préparés avec soin et servis à la manière des "grands" en cascade... 7 petits plats pour 25 €... Je n'avais pas mon appareil photo et la lumière était ...

Choisissez le légume vedette ...


Le lundi d'habitude, c'est jour de lessive, c'est bien connu.. Et bien, chez cuisineplurielle, c'est jour de marché... marché virtuel  qui vous permettra de choisir le légume vedette de la semaine prochaine.   Tout le monde connaît cette série dont l'audimat bat tous les records, dont la productrice est Lavande. Mais Lavande avait sans doute besoin de temps pour répondre à la question : "Savez-vous  planquer les choux ...

Invitations gratuites pour le Salon Saveurs des plaisirs gourmands


Ce matin pas de recette mais des cadeaux. Connaissez-vous le site keldelice ? en quelques mots : Keldelice.com, le plus grand marché gastronomique en ligne, permet aux producteurs de gagner en visibilité. Fondée en mars 2008 par Cyril Janin (co-fondateur de Keljob.com), la société Keldélice édite Keldelice.com, un site internet fédérant en un même lieu les acteurs de la gastronomie. Les internautes y trouvent des produits et des ...

Iles flottantes aux tomates séchées sur velouté d'épinards


Une recette toute légère permettant un compromis entre l'hiver qui tarde à disparaître et le printemps encore un peu frileux. Ingrédients pour l'ile flottante : 1 blanc d'oeuf pour 2 personnes, tomates séchées en petits dés, ciboulette ciselée, sel, poivre, citronBattre le blanc d'oeuf en ajoutant une pincée de sel et quelques gouttes de jus de citron. Ajouter délicatement les tomates séchées en petis dés et la ciboulette, poivrer ...

mercredi 7 janvier 2009

Domaine Coquard-Loison-Fleurot



DOMAINE COQUARD-LOISON-FLEUROTCinquième génération de vignerons pour ce domaine de 9 ha, vendanges manuelles, fermentation en cuves ouvertes durant 12 à 15 jours, avec pigeage et remontage journaliers, maîtrise des températures par thermorégulation et élevage en fûts de chêne pendant environ 18 mois pour toutes les appellations. Superbe Échezeaux Grand Cru 2004, remarquable, charnu, au nez d’épices et de griotte mûre, très riche, d’une longue finale avec des nuances mûres et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse. Le 2003, racé et de grande finesse, complexe et riche, est souple et charnu à la fois, un vin bien typé comme il se doit, avec des notes de pruneau et de truffe, de couleur soutenue, un grand vin puissant. Le Chambolle-Mussigny 2004 est de belle teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de mûre et de réglisse, un vin ample, très persistant en bouche comme ce Morey-Saint-Denis 2004, riche et généreux, avec des notes caractéristiques de mûre et de sous-bois, où le gras s’associe à la structure, de très bonne garde. Remarquable Clos de la Roche Grand Cru 2004, un très grand vin typé, où s’entremêlent les épices et la vanille, qui mêle structure et onctuosité en bouche, suave, d’excellente évolution comme cet Échezeaux 2003, racé et de grande finesse, complexe et riche, souple et charnu à la fois, un vin bien typé comme il se doit, avec des notes de pruneau et de truffe, de couleur soutenue, un grand vin puissant. Remarquable Charmes-Chambertin Grand Cru 2004, de couleur soutenue, riche au nez, avec ces connotations de cerise et d’humus, un grand vin complexe et puissant, fondu en bouche comme le Clos Saint-Denis Grand Cru 2003, de bouche puissante, aux tanins fondus, avec ces notes bien caractéristiques de petits fruits mûrs légèrement épicés, un vin qui demande à se fondre, comme le Vosne Romanée 2006.

COORDONNEES
Nom du propriétaire :
Nom du responsable :
Adresse : 5, rue Haute 21640 Flagey-Echezeaux
Téléphone : 03 80 62 87 88
Télécopie : 03 80 62 85 55
E-Mail : domaine.CLF@vinsdusiecle.com
Site Vins du Siècle : www.vinsdusiecle.com/coquardloisonfleurot
Site personnel :

dimanche 9 novembre 2008

Savoureux Montagne Saint-Émilion

Château LA FLEUR GRANDS-LANDES

Château LA FLEUR GRANDS-LANDES

(MONTAGNE-SAINT-ÉMILION)
Vignobles Carrère
Lamarche RN 89
33910 Saint-Denis-de-Pile
Téléphone :05 57 24 31 75
Télécopie : 05 57 24 30 17
Email : vignoble-carrere@wanadoo.fr

Vignoble de 12 ha (7,7 ha en Montagne). Ce Montagne-Saint-Émilion 2004, charnu, très parfumé, puissant et persistant en bouche, aux saveurs intenses à dominante de fruits mûrs, de vanille et de sous-bois, tout en charme, dense et coloré. Le 2003 est parfumé, tout en bouche, de très bonne évolution comme en atteste ce 97, aux connotations caractéristiques de fruits frais, de cannelle et d’humus, ample, un vin corsé, ferme et persistant en bouche, de très bonne évolution.


Château la GRANDE-BARDE

Château la GRANDE-BARDE

(MONTAGNE-SAINT-ÉMILION)
Dominique Maurèze

33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 64 98
Télécopie : 05 57 74 65 42
Email : chateaulagrandebarde@wanadoo.fr

Un vignoble de 9 ha marqué par son Merlot prédominant. Vous aimerez comme nous ce Montagne-Saint-Émilion 2005, charnu et gras, au nez puissant où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche soyeuse, aux tanins fondus et harmonieux. Excellent 2004, de belle couleur, intense, corsé, velouté, aux nuances de mûre et de truffe, aux tanins fermes et ronds à la fois. Le 2003 est un vin alliant structure et présence aromatique, très bien charpenté. Excellent 2002, typé, riche en couleur comme en matière, de bonne garde.


Château HAUTE FAUCHERIE

Château HAUTE FAUCHERIE

(MONTAGNE-SAINT-ÉMILION)
Pierre et André Durand

33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 62 02 et 05 57 74 60 63
Télécopie : 05 57 74 53 66
Email : khem@wanadoo.fr

Valeur sûre, ce Montagne-Saint-Émilion 2003, avec ce nez complexe où dominent les groseilles et l’humus, associant puissance et finesse, un vin bien corsé comme il se doit, très charnu, d’une bonne longueur en bouche, aux tanins équilibrés, très réussi . Le 2001 se goûte particulièrement bien, de robe pourpre et soutenue, d’une belle structure, un vin dense, corsé, parfumé (griotte, poivre), long en bouche, aux tanins de belle qualité, de très bonne garde, idéal sur un canard à la broche.


Château JURA-PLAISANCE

Château JURA-PLAISANCE

(MONTAGNE-SAINT-ÉMILION)
Mme B.Delol

33570 Montagne
Téléphone :05 57 51 91 44
Télécopie : 05 57 51 88 92
Email : b.delol@tele2.fr

Un vignoble de 8 ha qui borde les appellations Pomerol et Saint-Émilion (sol argilo-calcaire, sables, 60% Merlot, 40% Cabernet franc). Dans cette propriété où les vins sont élevés en barriques de 2 à 3 vins afin de ne pas avoir de goût de boisé trop prononcé, ce qui nous change des cuvées écœurantes que l’on peut trouver dans le coin (voir article Talent). Beau Montagne-Saint-Émilion 2005, élevé 18 mois en fûts de chêne, de couleur cerise, aux arômes puissants de fruits cuits, d’humus et d’épices, d’un bon équilibre, aux tanins fermes et fondus à la fois, un vin de très bonne garde. Le 2004 est de couleur grenat intense, au nez dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, riche et velouté, de bonne bouche aux notes d’humus et de pruneau, classique très agréable. Le 2003 est charpenté, aux saveurs de fruits noirs mûrs, aux tanins souples et très équilibrés, d’une jolie finale.


Syndicat Viticole de MONTAGNE SAINT-ÉMILIONMONTAGNE-SAINT-ÉMILION Syndicat Viticole de MONTAGNE SAINT-ÉMILION

Syndicat Viticole de MONTAGNE SAINT-ÉMILION

(MONTAGNE-SAINT-ÉMILION)
Président : Joël Dupas
Place de l'Église - BP 11
33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 60 13
Télécopie : 05 57 55 13 13


Château PIRON

Château PIRON

(MONTAGNE-SAINT-ÉMILION)
Domaine Fressineau Frères

33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 61 57
Télécopie : 05 57 74 61 57
Email : vignes@domaine-fressineau-chateau-piron.com
Ou : www.domaine-fressineau-chateau-piron.com

Bien apprécié ce Montagne-Saint-Émilion 2005 (vignoble de 12 ha sur sol argileux avec assise calcaire, 85% Merlot et 15% Cabernet), un vin de belle robe soutenue, avec ce charnu et cette pointe d’épices caractéristique, de bouche puissante et souple, de bonne base tannique, bien charpenté. Le 2003 est coloré, finement parfumé, de bouche persistante et d’excellente évolution.


Château ROC de CALON

Château ROC de CALON

(MONTAGNE-SAINT-ÉMILION)
SAS Vignobles Bernard Laydis
3, lieu dit Barreau
33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 63 99
Télécopie : 05 57 74 51 47
Email : vignobleslaydis@wanadoo.fr
Ou : www.rocdecalon.com

Au sommet. Le chaleureux Bernard Laydis, se passionne pour son vignoble de 20 ha (sols argilo-calcaires, 75% Merlot, 20% Cabernet franc et 5% Cabernet-Sauvignon). Superbe Montagne-Saint-Émilion 2005, coloré, aux tanins puissants mais très fins, typé, avec ces notes très persistantes de fumé et de cerise noire, un beau vin tout en bouche, typé, charpenté et harmonieux. Le 2004 est l’un des meilleurs goutés dans ce millésime, ample, tout en bouche, très parfumé (cerise noire, poivre), un vin distingué, tout en bouche. Le Montagne-Saint-Émilion cuvée Prestige 2004, de robe rouge teintée cerise noire, de bouche très équilibrée au volume harmonieux et aux tanins soyeux, dense, provient d’un bel élevage de 12 à 15 mois en barriques neuves (40%) et barriques d’un vin et plus (60%). Le Daylis de Roc de Calon 2005, au nez légèrement boisé toasté avec des notes de fruits rouges, permet d’attendre l’évolution des autres cuvées.


La TOUR MONT D'OR

La TOUR MONT D'OR

(MONTAGNE-SAINT-ÉMILION)
Président : André Fellonneau

33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 62 15
Télécopie : 05 57 74 50 51
Email : la.tour.mont.dor@wanadoo.fr

Très bien classé, et peut monter avec ce Montagne-Saint-Émilion La Tour Mont d’Or 2005, élevé en fûts de chêne, qui associe structure et velouté, de couleur grenat soutenu et intense, au nez bien caractéristique de fruits surmûris et de sous-bois, bien charnu. Goûtez leur autre Montagne-Saint-Émilion Château Palon Grand Seigneur 2005, tout en couleur et en matière, aux tanins fermes et soyeux à la fois, d’une jolie concentration, aux notes de groseille et d’épices bien caractéristiques. Excellent Montagne-Saint-Émilion Château Baudron 2003, au nez de sous-bois, de bouche riche, tout en arômes, charnu et souple à la fois, aux tanins mûrs, de très bonne évolution.


Château LA TUILERIE DES COMBES

Château LA TUILERIE DES COMBES

(MONTAGNE-SAINT-ÉMILION)
Comte Vincent Le Grelle

33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 67 98
Télécopie : 05 57 74 00 06
Email : vincent.legrelle@skynet.be

Remarquable Montagne-Saint-Émilion 2005, d’un beau rouge profond, au nez persistant, aux connotations d’humus et de petits fruits noirs bien mûrs, tout en finesse tannique, ample et de bonne structure. Le 2004, de robe grenat, riche, au nez intense, complexe, d’une belle finale où dominent la cerise noire mûre et les sous-bois, est un vin de bouche flatteuse et dense à la fois. Le 2003 est tout en bouche, riche et gras, avec des arômes persistants et puissants, charpenté et distingué, aux nuances de violette et d’humus. Goûtez le Montagne-Saint-Émilion cuvée Rubens 2003, concentré aromatiquement, ample, très bien élevé, au nez intense où s’entremêlent les fruits mûrs et l’humus, un vin bien corsé, alliant distinction et structure, finement tannique, tout en bouche, d’excellente évolution.


Château VIEILLE TOUR MONTAGNE

Château VIEILLE TOUR MONTAGNE

(MONTAGNE-SAINT-ÉMILION)
Pierre et André Durand

33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 62 02
Télécopie : 05 57 74 53 66
Email : khem@wanadoo.fr

Coup de cœur pour ce Montagne-Saint-Émilion 2003, bien corsé, aux tanins souples, au nez complexe où se mêlent la griotte bien mûre et la fraise des bois, de teinte grenat soutenu, un vin dense au nez comme en bouche. Beau 2001, très représentatif de ce beau millésime, aux nuances de fruits rouges confits, où un léger boisé accompagne parfaitement les senteurs du Cabernet bien mûr, un vin ample, coloré, à déboucher sur un magret de canard, par exemple.


Château VIEUX MONTAGNE

Château VIEUX MONTAGNE

(MONTAGNE-SAINT-ÉMILION)
Françoise Decamps
Lieu dit Petit Mongot
33330 Saint-Étienne-de-Lisse
Téléphone :05 57 40 43 84
Télécopie : 05 57 40 43 84

Une place enviable dans le Classement. Vignoble de 6 ha 50 (argilo-calcaire). Son Montagne-Saint-Émilion cuvée Passion 2005 est un beau vin typé comme on les aime, avec de la charpente, aux notes de griotte et d’humus, dense et concentré, subtilement poivré en finale. Le 2004 est bien corsé, aux tanins bien présents et harmonieux, riche et soyeux à la fois, avec une bouche puissante, parfumée et persistante. Très savoureux 2003, avec des tanins délicats, au bouquet ample (violette, pruneau), équilibré, qui poursuit son évolution. Le Montagne-Saint-Émilion traditionnel est souple, coloré et riche en arômes de fruits rouges, et allie rondeur et charpente.


VIEUX CHATEAU DES ROCHERS

VIEUX CHATEAU DES ROCHERS

(MONTAGNE-SAINT-ÉMILION)
Jean-Claude Rocher
16 Mirande
33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 62 37
Télécopie : 05 57 25 18 14
Email : vieuxchateaudesrochers@orange.fr

Au sommet. Un vignoble de 4,8 ha (sols argilo-calcaires et argilo-siliceux avec de vieilles vignes de 30 ans, 80% Merlot et 20% Cabernet franc). Particulièrement apprécié son Montagne-Saint-Émilion cuvée Prestige 2005, de robe pourpre, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), tout en bouche, charnu, qui associe charpente et distinction, de belle évolution. Le 2004 est très réussi, alliant concentration aromatique, rondeur des tanins et persistance en bouche, avec ces notes de cuir et de cassis très caractéristiques. Le Montagne-Saint-Émilion cuvée Tradition 2004 associe structure et finesse, un vin de couleur grenat, ample et parfumé, bien corsé, aux tanins bien équilibrés, un vin ferme et persistant.

mercredi 11 juin 2008

Château Sénailhac

Dégusté sur place, ce superbe Bordeaux Supérieur 2005, corsé, qui sent la fraise et l’humus, velouté, parfumé, de belle matière, de robe noire profonde, un vin ample, aux tanins présents, avec une belle structure. Beau 2004, médaille de Bronze à Paris, coloré, très classique, ferme, très bien équilibré, un vin tout en bouche, tout en nuances aromatiques, au nez dominé par le cuir et les framboises, un vin tout en élégance, d’excellente garde. Le 2003, médaille d’Argent à Bruxelles, est de belle robe grenat intense, concentré, gras et parfumé, aux connotations de petits fruits mûrs (cassis, mûre) et d’humus, corsé, aux tanins soyeux et riches à la fois, un vin de très bonne évolution. Excellent 2002, médaille de Bronze à Mâcon, riche et généreux, avec des nuances de fruits rouges mûrs (cerise, fraise des bois), légèrement épicé en bouche, de charpente solide et fine à la fois, de bonne garde. La cuvée Marguerite de Sénailhac 2004 (du nom de la petite-fille de Jacques de Sénailhac), provenant des meilleurs terroirs de la propriété, est remarquable, un vin dense, parfumé, bien classique, corsé, au nez intense de petits fruits rouges cuits, avec des tanins riches et veloutés à la fois, tout en charpente. Le 2003, avec ces arômes d’épices et de griotte, est charnu, coloré, savoureux en bouche, bien concentré. Beau 2002, ample, aux tanins fins avec des connotations de sous-bois et de mûre, fondu en bouche. Très beau rapport qualité-prix-typicité. Voir le Classement 2008

Millesimes





dimanche 18 mai 2008

Chablis Domaine Pinson

Au sommet. Les sympathiques Laurent et Christophe Pinson sont passionnés par leur métier de viticulteurs et en parlent avec talent et enthousiasme. Le millésime 2006 est une superbe année, précise Laurent Pinson, les vins sont très riches, gras, très aromatiques, sans être comme le 2003 qui manquait un peu d’acidité. En 2006, les vins présentent une belle structure avec de la fraîcheur. La maturité était très belle, ce sont des vins qui sont tout à fait aptes à vieillir mais on aura beaucoup de plaisir à les déguster dans leur jeunesse. Cette maturité extrême rend les 2006 très charmeurs, aux arômes d’abricot, de coing, d’amande, un millésime très homogène sur tous les terroirs. Tout le monde dit que 2005 est une très grande année, c’est vrai, mais il faudra les laisser vieillir tandis, que le 2006 est déjà très agréable à déguster dès à présent tout en ayant un joli potentiel de garde. Le 2007, en Chablis, est un millésime à petits rendements, on a eu de jolis degrés alcooliques, des acidités présentes qui soutiendront l’équilibre du vin. Les 2007 sont plus concentrés, plus élégants peut-être que les 2004, qui pourtant, sont des vins très purs, très frais. C’est la minéralité qui ressort bien dans le 2007, ce côté iodé, salin, finalement un millésime plus typé Chablis.” Pour la bonne bouche, il y a donc ce superbe Grand Cru Les Clos 2004, de robe dorée, riche et savoureux, racé et onctueux en bouche, très charmeur sur une cuisine assez relevée, au nez superbe (fleurs, noisette, fougère), à déboucher sur des quenelles, par exemple. Savoureux Chablis Premier Cru La Forêt 2005, d’une grande intensité, un vin puissant, avec des notes florales et fruitées, qui associe élégance et puissance, d’une grande persistance au nez comme en bouche.

Lire la suite

Voir [le site de Millésimes|http://www.millesimes.fr/]

Voir [les Classements 2008 des meilleurs vins de France|http://www.guidedesvins.com/]

Voir [VinoVox et s'abonner gratuitement|http://www.vinovox.com/]

jeudi 15 mai 2008

Des recettes simples et gourmandes, des vins superbes... chaque semaine, gratuitement, dans VinoVox

Chaque semaine, gratuitement, recevez dans votre mail, la Newsletter de VINOVOX, le 1er WebVin Magazine

Terrine fraîcheur : le potjevleesch

Cette terrine est typique de chez moi . C'est frais et avec l'arrivée des beaux jours j'ai envie de terrines , que ce soit de poissons , viandes ou légumes . Et le plus avec les terrines : elles se préparent bien à l'avance , c'est bien pratique quand on reçoit !!!J'avais l'habitude de le manger recouvert de frites bien chaudes qui transformaient la gelée en une sauce très goûteuse . Et même que quand il en restait un peu , on ...

Soupe glacée de melon au crabe - Pain perdu avec ricotta aux framboises

Je vais enfin pouvoir souffler un peu. Mes mains sont remplies d’ampoules mais je suis satisfaite de mon travail. Mes bacs à fleurs sont installés et non sans peine. Que de monde chez mon pépiniériste préféré !J’ai bien failli en venir aux mains pour repartir avec mes géraniums. Les mauvaises herbes sont éradiquées jusqu’à la fin de la semaine, mon purin d’ortie prêt à intervenir contre les invasions de pucerons, mes petites ...

3 petites verrines sucrées , y'en aura pour tous les goûts !!!!

3 verrines dont les recettes ont été piquées à droite et à gauche : léger , rapide et en individuel ça fait toujours un bel effet .Il y avait dans l'ordre : - les crèmes de nougat sur panna cotta de fruits rouges de chez Au beurre fondu- le tiramisu revisité par Celiael : mousse de marrons sur lit de gaufres belges à la banane , surprenant et divin- la panna cotta de chez Amuses bouche : cardamone , clémentine .Je vous laisse cliquer ...

Dip à l'ail rôti - Moussse d'olives au thon - Bricks de saumon à l'aneth

Pas la moindre envie de cuisiner, juste envie de profiter du soleil et de dame nature. Un travail de titan m'attend d'ailleurs au jardin. J'ai pris un peu de retard cette année. Je ne vois jamais le temps passé en jardinant. Un excellent destressant. J'admire le paysage et écoute les oiseaux papotés. C'est fou comme ils peuvent être bavards ceux-là. Vu le temps déplorable de ces derniers mois, j'ai quelques recettes en réserve.

Mini charlotte d'été : fraises-litchies

Mais qu'ils sont mimi ces tous petits biscuits roses de Reims : bien sûr , je les ai trouvés à Paris , lors de mon escapade !!C'est bientôt l'été et cette charlotte est très fraîche : la fraise et le litchie se marient très bien .Recette : Les biscuits roses de Reims sont trempés dans du coulis de fraises maison . Tapisser un moule de papier film et placer les biscuits .La crème : comme d'hab , faire chauffer 100g de purée de ...

Retour de Bavière

Les vacances touchent à leur fin. Enfin de retour à la maison après 8 heures de route. J'ai encore la tête dans les nuages et beaucoup de mal à redescendre sur terre. La Bavière est une région magnifique avec ces forêts, lacs, sommets enneigés, ces alpages verts, les incontournables châteaux du roi Louis II, ces petites maisons traditionnelles et ces églises aux superbes fresques . A cette période de l'année, les touristes se font ...

Croquettes pimentées au thon et aux haricots blancs

C'est sur le blog de Dali que j'ai découvert cette recette. J'aime beaucoup "la cuisine de Dali", un blog plein de recettes faciles et rapides, comme celle-ci, le tout agrémenté de jolies photos. Elle présentait ces croquettes en version mini, à grignoter à l'apéro. Ici je les ai faites plus grosses et servies pour le dîner avec une salade de pommes de terre. Pour 8 croquettes: 1 boîte de 140 g de ...

Terrine aux deux poissons

Alors que le beau temps semble vouloir timidement s'installer, des envies de petites entrées fraîches commencent à se faire sentir. Un rapide inventaire du congélateur et du placard et voici une petite terrine délicieuse et vite préparée! Pour environ 4 personnes (pour un moule à cake en silicone de 16 cm): 500 g de filets de poisson blanc surgelés, préalablement décongelés (ici du colin)2 œufs1 boîte de saumon ...

Gazpacho ( olé ) aux coques , glace à l'huile d'olive

C'est une recette que j'ai trouvée dans un livre de cuisine espagnol . Pour le gazpacho je n'ai pas pris de risques et j'ai fait ma recette de toda la vida . C'était à l'occasion d'un déj entre nénettes . Après les recettes , je vous donnerai les impressions .Recette gazpacho : mixer 1 petit concombre avec 8 tomates bien mûres pas trop grosses , 1 beau poivron rouge , 1/2 oignon , 100g de mie de pain , 2 petites gousses d'ail , 1 ...

Chateaumeillant Domaine du Chaillot

Bien apprécié ce Châteaumeillant rouge 2006, 100% Gamay sur sol micaschiste planté de vignes de 7 ans, aux notes de framboise, de belle robe intense, très équilibré au nez comme en bouche. Le Châteaumeillant rosé 2006 est friand comme il le faut, parfumé, dense et rond, un vin classique, marqué par son fruit, à déguster sur des crevettes roses. On se fait aussi plaisir avec le Châteaumeillant rouge cuvée Parenthèse, pur Gamay ...

2 petites bouchées apéritives " fraîcheur "

Il me fallait du frais et du léger avant un repas entièrement ch'ti : alors des petits éclairs ( recette Lenôtre ) aux crevettes grises et des barquettes d'endives à la crème de saumon .Recette des éclairs : Faire bouillir 185g d'eau et 185g de lait , y ajouter 170g de beurre et 9g de sel . Hors du feu ajouter 210g de farine et bien remuer . Remettre sur le feu jusqu'à ce qu'une pellicule se forme dans le fond de la casserole . ...

Domaine Michel Prunier et Fille

Ce vigneron chaleureux et sa fille, Estelle, élèvent plusieurs cuvées remarquables, comme cet Auxey-Duresses Clos du Val rouge 2004, vignes de 31 ans en moyenne, sur sol calcaire et sous-sol argilo-calcaire, élevé 18 mois en fûts dont 25 % de neufs, un vin de robe rubis intense, distingué, très classique comme on les aime, de couleur pourpre, très parfumé (cassis, épices, cuir), corsé et typé, d’excellente évolution. ...

Domaine Esmonin

Toujours au sommet. On le comprend avec ce Ruchottes-Chambertin 2006, un vin gras, aux tanins présents, riche et parfumé en bouche, bien marqué par son terroir, un vin qui associe puissance et distinction, avec ces nuances de griotte confite et d’humus, de très bonne évolution. Beau Gevrey-Chambertin Clos Prieur 2005, très équilibré, très parfumé (petits fruits rouges mûrs frais, épices...), avec cette pointe de griotte ...

Domaine Marquis d'Angerville

ncontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Pas de fioritures ni de frime ici, uniquement la quintessence d’un terroir et la passion d’un homme qui s’efface devant la force de la nature. S’associe à cette rigueur, un formidable rapport qualité-prix-typicité, qui devrait rendre plus humbles un bon nombre d’autres producteurs français. “Le 2006 va être mis en vente, nous précise Guillaume d’Angerville. ...

Tarte feuilletée au Mont d'Or... plus franc-comtoise, y a pas!

Une tarte bien hivernale pour affronter le mauvais temps qui persiste... et en plus, je profite des derniers jours de la saison du mont d'or puisque je vous le rappelle, il n'est vendu que jusqu'au 10 mai, après il faut patienter jusqu'à la mi-septembre pour le revoir sur les étals. Et si à ce délicieux fromage, on rajoute des pommes de terre et une saucisse de Morteau, le tout sur une pâte feuilletée, on obtient une succulente ...

Douceur mauve aux myrtilles et mini palets bretons

Un dessert que je me prépare presque tous les jours , je change juste les fruits en fonction du marché . Pour cette recette , j'ai trouvé des myrtilles exceptionnelles : énormes et sucrées !Pour tous les jours je me contente de la verrine mais pour les inconditionnel(les ! ) du petit biscuit avec le café , j'ai rajouté des petits sablés bretons .Recette pour la verrine : mixer des myrtilles ( ou fraises , framboises , abricots , prunes ...

Terrine fraîcheur : le potjevleesch

Cette terrine est typique de chez moi . C'est frais et avec l'arrivée des beaux jours j'ai envie de terrines , que ce soit de poissons , viandes ou légumes . Et le plus avec les terrines : elles se préparent bien à l'avance , c'est bien pratique quand on reçoit !!!J'avais l'habitude de le manger recouvert de frites bien chaudes qui transformaient la gelée en une sauce très goûteuse . Et même que quand il en restait un peu , on ...

Vins et Saveurs dans VINOVOX

dimanche 2 mars 2008

Bordeaux : les Classements des meilleurs

Château BELLE GARDE Eric Duffau 33420 Génissac Tél. 05 57 24 49 12 Fax. 05 57 24 41 28 e-mail : duffau.eric@wanadoo.fr www.vignobles-ericduffau.com Beau Bordeaux rouge 2006, élevé en fûts de chêne 12 mois, issu de vignes de 30 ans en moyenne (sol argilo-calcaire, graveleux sur coteaux exposés au sud, 80% Merlot et 20% Cabernet-Sauvignon), charnu, aux tanins souples, au nez intense (mûre, épices), de très jolie bouche, harmonieux, de très bonne évolution. Excellent 2005, qui associe couleur et matière, au nez complexe à dominante de fruits frais et d’humus, aux tanins puissants et moelleux à la fois. Goûtez son Bordeaux blanc, floral et persistant, qui conjugue finesse et souplesse en bouche, parfait sur des fruits de mer.

Château de BERNADON Vignoble Rouvière 33580 Monségur Tél. 05 45 81 16 58 et 06 85 30 40 40 Fax. 05 45 82 27 89 e-mail : contact@bernadon.com www.bernardon.com Très bien classé, et c’est bien mérité. Propriété de 43 ha dont 10 de vignes plantées sur un sol argilo-calcaire. Remarquable Bordeaux rouge 2005, riche, au nez subtil dominé par les petits fruits rouges à noyau et les épices, finement tannique, tout en bouche. Le 2004 est coloré, alliant charpente et velouté en bouche, un vin qui développe des arômes séduisants de cassis et de sous-bois, puissant, avec des tanins très bien équilibrés, qui mérite d’être conservé pour profiter de son potentiel (excellent 2002, qui a bien mérité sa médaille d’Argent à Paris, et un 2000 riche, qui commence à s’ouvrir et se goûte très bien). Le Bordeaux Clairet 2007, dominé par les fruits frais, parfumé et très agréable en finale, alliant fraîcheur et persistance aromatique, à déboucher sur des crevettes grises.

Château LA CHÂTAIGNERAIE Vignobles Maulun 33760 Targon Tél. 05 56 23 41 66 Fax. 05 57 34 41 43 e-mail : vignoblesmaulun@aol.com Une place toujours enviée dans le Classement avec ce Bordeaux Supérieur Château Vieux L’Estage 2005 (issu principalement du Merlot, le reste en Cabernet-Sauvignon et Cabernet franc), charnu, qui sent bon la griotte et les sous-bois, riche en couleur comme en arômes, de bouche puissante et souple à la fois, un vin de couleur rubis, très équilibré, aux tanins bien fermes. Remarquable 2004, de jolie robe grenat, charpenté, de bouche persistante, au nez de fruits mûrs, avec des tanins souples et très équilibrés, d’une jolie finale. Goûtez le Bordeaux rouge 2005, qui allie charpente et finesse, très parfumé, de robe soutenue. Excellent Bordeaux rosé Château Vieux L’Estage, de bouche florale, l’un des meilleurs de l’appellation. Leur Entre-Deux-Mers Château Vieux L’Estage 2007, de bouche parfumée, un vin qui sent bon les fleurs fraîches, réunissant finesse et souplesse, avec cette fraîcheur très séduisante, à ouvrir sur un saumon grillé.

Château FRANQUINOTTE Famille Noël-Vivière 33420 Grézillac Tél. et Fax. 05 57 84 52 16 e-mail : franquinotte@wanadoo.fr Un vignoble de 28 ha (55% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 15% Cabernet franc), où l’élevage des vins se fait en barriques de chêne pendant 12 mois. Cela donne ce Bordeaux rouge cuvée 2005, tout en bouche, au nez complexe où dominent les fruits mûrs, aux tanins fermes et soyeux, très bien équilibré, de belle couleur grenat. Excellent 2004, avec ce nez complexe où prédominent les fruits frais et les épices, un vin bien élevé, de charpente élégante, de très bonne bouche. Le 2003, ample, au nez de griotte confite, aux tanins intenses mais délicats, est très équilibré au nez comme en bouche, avec une finale persistante de griotte et d’humus.

Millesimes

Château GABACHOT Roger Fernandez Père et Fils 20, rue Lafon 33540 Sauveterre-de-Guyenne Tél. 05 56 71 51 24 et 06 07 81 99 60 Fax. 05 56 71 65 28 Au sommet. Beau Bordeaux 2005, médaille d’Or à Paris, coloré et parfumé (pruneau, violette), alliant rondeur et structure en bouche, séveux, bien charpenté, de très bonne évolution. Le 2004 associe couleur et matière, au nez complexe à dominante de fruits frais et d’humus, aux tanins puissants et moelleux à la fois, de garde. Le 2003 est un vin de couleur rubis, très bien élevé, très équilibré, aux tanins bien fermes, au nez où dominent le cassis mûr et les sous-bois, riche en couleur comme en matière, d’excellente évolution. Goûtez le Bordeaux Supérieur 2005, médaille d’Argent à Bruxelles, un vin bien typé, classique, riche et généreux, bien charnu, complexe et subtil à la fois, dominé par les petits fruits rouges mûrs et les sous-bois, aux tanins bien présents, très bien élevé.

Château de GADRAS Julien et Michèle Delpech 33580 Saint-Vivien-de-Monségur Tél. 05 56 61 82 69 Fax. 05 56 71 34 95 e-mail : chateau-de-gadras@aliceadsl.fr Une propriété familiale depuis 3 générations de 13 ha de vignes sur un sol argilo-calcaire, où l’on pratique la lutte raisonnée. Cela donne ce Bordeaux rouge 2005, issu pour 50% Merlot, 30% Cabernet franc, 20% Cabernet-Sauvignon, bien élevé en barriques, alliant richesse et finesse, aux tanins riches, au nez intense de pruneau et d’humus, de belle robe soutenue, prometteur. Excellent 2004, dense et parfumé (cassis, sous-bois, avec des tanins mûrs mais bien présents, un vin d’une finale intense, de bonne évolution. Le 2003 est de belle robe soutenue, aux notes de fruits frais et d’humus, de très bonne évolution.

Château JEANTIEU Jean-Pierre Duchamps 33490 Saint-André-du-Bois Tél. et Fax. 05 56 76 46 41 Vignoble familial de 18 ha, moyenne d’âge des vignes de 20 ans. Bien apprécié son Bordeaux 2005, charnu, avec des notes de groseille surmûrie, souple et bien corsé, bien ferme en bouche, ample, alliant finesse et structure, aux tanins soyeux mais présents. Dans la lignée, le 2004 est un vin de jolie robe franche, associant structure et élégance, parfumé, riche en arômes (cerise noire, cuir, sous-bois) comme en matière, chaleureux et charnu en bouche. Le 2003 est de belle robe rubis soutenu, un vin très harmonieux, complet, au nez de fruits rouges et une pointe d’épices caractéristique, de très bonne garde.

Domaine de LAUBERTRIE B. Pontallier 33240 Salignac Tél. 05 57 43 24 73 Fax. 05 57 43 17 24 Propriété de 15 ha. Très savoureux Bordeaux rouge 2005, au nez complexe (cassis, fumé...), alliant structure et présence aromatique, avec des tanins mûrs et fermes à la fois, riche en couleur comme en matière. Le 2004, tout en arômes, allie richesse et finesse, aux tanins riches, au nez intense de pruneau et d’humus, tout en bouche. Très bon Crémant de Bordeaux, de mousse fruitée et crémeuse. Le Bordeaux blanc sec est régulièrement réussi, vif et bien équilibré, au fruité persistant, d’une finale franche et fraîche.

Château du MASSON Vignobles Gassies-Gautey Michel et Françoise Gautey 33420 Moulon Tél. 05 57 84 52 44 Fax. 05 57 74 98 63 e-mail : vignobles.gassies.gautey@wanadoo.fr Vous apprécierez comme nous l’avons fait leur Bordeaux rouge Château du Masson cuvée Passion 2004 (80% Merlot, 10% Cabernet franc, 5% Cabernet-Sauvignon, 5% Malbec), tout en arômes, aux notes de cassis et de framboise, aux tanins puissants et fins à la fois, de bouche persistante, très classique de ce beau millésime. Beau 2003, de couleur profonde, intense et complexe au nez comme en bouche, parfumé (mûre, épices...), aux tanins harmonieux et riches, persistant. Le 2002, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, est chaleureux, parfumé, corsé, de très bonne évolution.

Voir [le Classement 2008 |http://www.guidedesvins.com/bordeaux_superieur.php|fr]

vendredi 15 février 2008

La qualité du millésime 2007 en Bourgogne

Brigitte Dussert : vous aimez la Bourgogne, ses vignerons, cette osmose entre ces sols et un cépage unique...

Patrick Dussert-Gerber : je n’aime pas tous les vins de Bourgogne, certains sont dilués, d’autres trop barriqués à outrance pour séduire des marchands spécifiques, notamment à l’export... mais, c’est vrai, ceux que j’aime, j’y suis fidèle.

J’apprécie aussi l’intelligence quand elle est suffisamment courageuse pour rejeter un certain critique américain quand il se pointe pour donner des leçons. Peu l’ont fait, les Bourguignons, oui.

En Bourgogne, les grands vins blancs secs seront parfaitement matures, surtout avec cette équilibre qui leur manquait parfois ces dernières années. À Chablis, 2007 sera élégant, dans le style de 2004 qui est un grand millésime. C’est la même chose à Meursault, à Puligny-Montrachet ou en Corton-Charlemagne, qui gagnent en finesse et en élégance.

Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit.

Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands Crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vins bourguignons.

Pour les grands vins blancs, notamment ceux qui proviennent du Chardonnay, il faut bien comprendre que les temps plus frais sont toujours synonymes de grands millésimes. Ce n’est pas pour rien si c’est au-dessus de la Loire que se plaisent quelques-uns des plus grands vins blancs secs du monde.

On ne fait pas de grands vins blancs les années trop chaudes ou dans des territoires trop ensoleillés, exception faite de la Provence, où des cépages comme le Rolle ou l’Ugni blanc s’accomodent particulièrement bien à ce climat estival.

Millesimes

Mais, de grands vins de Chardonnay comme ceux de la Côte de Beaune, on n’en fait ni en Languedoc, ni au Chili, ni en Californie. Alea jacta est.

Brigitte Dussert : là encore, il faut des vins équilibrés, avec une bonne acidité...

Patrick Dussert-Gerber : l’acidité est un facteur qualitatif important : c’est ce qui donne la chair et la typicité de ces grands vins blancs secs, c’est ce qui fait ressortir la minéralité du terroir et leur apporte cette finesse, cette élégance, cette grande fraîcheur indispensable à leur vieillissement.

Quand on goûte un très grand Meursault de 20 ans, on est séduit par cette vivacité exceptionnelle qui le fait ressembler à un vin jeune. C’est ce qui fait la force des grands vins blancs bourguignons qu’aucun autre vin blanc sec au monde ne peut offrir. Sans acidité, il n’y a pas de potentiel de garde réel. C’est ce qui conserve la fraîcheur dans les vins, rouge ou blanc d’ailleurs, c’est ce qui leur permet de ne pas s’aplatir, de devenir “mous”.

__Brigitte Dussert : la qualité du millésime 2007, pour les rouges, est plus hétérogène ? __

Patrick Dussert-Gerber : il est franchement très difficile de généraliser la qualité du millésime 2007 pour les rouges. Succinctement, ils auront peut-être un potentiel de garde un peu inférieur à 15 ans, ce qui n’est déjà pas mal. Ce seront des vins flatteurs assez rapidement, on les appréciera jeunes. Ceux qui ont vendangé trop tôt feront incontestablement un “petit” millésime, il fallait attendre la maturité, ne pas être pris de panique. Les propriétaires que nous connaissons et soutenons ont suffisamment d’expérience et de recul, et c’était nécessaire en 2007.

Le 2007 est un millésime de vigneron et de terroir. Les millésimes 2004, 2002, 2001, 2000 et 99 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, en blanc comme en rouge, qui côtoie donc un 2003 très atypique, qui me rend dubitatif à chaque fois que j’en débouche une bouteille. Le grand 2005 suit le 2004, dans les deux couleurs, et demande de la patience. Actuellement, il y a de superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 99, 95 ou 89, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 99, 97, 89 ou 85.

jeudi 31 janvier 2008

La vérité sur la qualité du millésime 2007

Soyons clair : tout le monde se rappelle du temps exécrable de Juin à mi-aout 2007. Concernant la qualité du millésime, on pouvait s'attendre à une année très médiocre, qualitativement et quantitativement. Évidemment, quelques "devins", par mauvaise foi et/ou par ignorance, des "confrères"... se sont empressés de déniger le millésime. Pourtant, le mois de septembre a été déterminant. Voici ce qu'il faut donc retenir, succinctement, dans toute la France :

1/. Les régions qui feront un grand millésime sans problème sont la Provence, le Rhône et le Languedoc, grâce au beau temps et surtout au mistral.

2/. Les vins blancs secs, partout, ont toutes les chances d'êtres superbes, à Chablis comme à Sancerre.

3/. Les liquoreux, Sauternes en tête, mais aussi les vins de Loire, seront exceptionnels, tant les vendanges tardives l'ont effectivement été, par la force des choses.

4/. Les vins rouges des régions où la qualité globale sera la plus "délicate" sont globalement ceux de la Loire, de la Bourgogne et de Bordeaux. Là, seuls les meilleurs vignerons, dans le strict sens du terme, c'est-à-dire ceux qui surveillent la vigne de près, ont réussi des prodiges, que cela plaise ou non.

Pour Bordeaux, j'y vis, donc j'ai suivi toutes les étapes du 20 août à la fin octobre, à l'inverse de quelques idiots qui parlent d'un salon parisien ou de New-York... J'ai déjà goûté à Saint-émilion, dans les Graves... Eh bien, le 2007 sera un millésime où il y aura de tout. Pour les hommes et les femmes les plus rigoureux, ce millésime est vraiment savoureux, un vin de plaisir, un vin de vigneron, un vin de talent. Je ne résiste pas à vous passer l'interview par mon épouse, Brigitte, de mon ami Olivier Bernard, du prestigieux Domaine de Chevalier, qui sait de quoi il parle :

“C’est indéniable, c’est cette belle arrière-saison qui a fait le millésime. Tout a progressé doucement, nous donnant le temps d’attendre. Au Domaine de Chevalier, nous avons vendangé, les premiers Merlots début octobre et les derniers Cabernets-Sauvignons (superbes) le 17 octobre, ce qui est très tard. Nous avons assisté en 2007 à un cycle végétatif très long de 7 mois, du début avril à fin octobre. C’est ce long développement qui a été très positif pour le raisin. Dans les vignobles de l’hémisphère sud il fait parfois trop chaud, le cycle est très court, le raisin est rapidement “cuit ” et les baies sont souvent ramassées à des degrés trop élevés. Pour que les peaux s’affinent et que les tanins s’adoucissent, il faut un cycle long, une progression douce, constante, sans excès. Nous avons la chance, ici, d’avoir les conditions climatiques idéales pour faire de grands vins. Il faut un parfait équilibre naturel entre fraîcheur nocturne et ensoleillement le jour, brouillard le matin et sécheresse au zénith. Autant, il faut de grands années chaudes pour faire de grands rouges, autant pour les blancs, les années trop chaudes ne sont pas favorables. Le 2007 sera l’un des plus grands Domaine de Chevalier Blanc. Une très bonne acidité, beaucoup de fraîcheur, un équilibre magnifique qui promet de la complexité et de l’élégance, une explosion de fruits (pamplemousse, rose, citron, coing, ananas), un vin très complet, une grande expression du millésime.”

Recevez notre Newsletter hebdomadaire sur l'Actualité des Vins : www.vinovox.com

lundi 31 décembre 2007

VinoVox, le 1er magazine WebVin

Le voilà, le résultat de notre force sur Internet. Le 1er vrai magazine du Vin sur le Web, alimenté par des centaines d'articles, de liens, de flux, de reportages, de présence sur le terrain... C'est -une nouvelle fois- du jamais vu, gratuit et unique ! Le mieux, c'est que vous alliez voir : Vinovox

jeudi 8 novembre 2007

Bordeaux : les sols font vraiment la différence

Comme en Bourgogne, on ne peut que regretter que beaucoup de crus bordelais, réputés ou non, “classés” (en 1855..., merci pour l’actualisation) ou non, “classés” à Saint-Émilion ou en “Crus Bourgeois” du Médoc (les 2 classements étant juridiquement obsolètes, ce qui la fout bien) atteignent des prix qui ne sont plus conformes au plaisir qu’ils procurent. 

J’aime les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 e, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieurs, où les progrès sont exceptionnels.

En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix du millésime 2005, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 e (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 e, un “bon” machin à 20 e ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 e. À force de prendre les consommateurs pour des gogos (demain, les Russes ou les Chinois le comprendront aussi), certains vont s’en mordre les doigts...

Pour mémoire, il existe deux “crises” actuellement, très différentes, voire opposées, dans beaucoup de vignobles : celle, désastreuse pour ceux qui la subissent, qui touche certains viticulteurs, la plupart étant dépendants des prix trop bas du tonneau, qui ont du mal à se faire rémunérer correctement. Les causes sont complexes (un certain négoce peu solidaire parfois, une politique de plantation trop importante, des barrières étatiques…). Ils méritent d’être soutenus, et l’on fera ce que nous pouvons pour les aider. C’est une crise sociale.

L’autre crise concerne un bon nombre de vins, à Bordeaux, notamment : trop chers ou trop sensibles à la mode (“vins de garage”), trop endormis sur leurs lauriers, trop imbus d’eux-mêmes, alors que le respect des consommateurs (proposer un vrai rapport qualité-prix cohérent) est impératif. Les acheteurs se sont sentis lésés. On parle beaucoup trop d’argent, de prix, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une petite minorité. C’est une crise de confiance, et, en même temps, une crise d’identité, tant un bon nombre de vins ont perdu leur spécificité.

Les “primeurs” (depuis 2000, et surtout 2005 où certains crus ont sorti des prix déments et incautionnables) font des vins bien trop chers, et cela commence à créer un sérieux malaise à Bordeaux, tant il y a de différence entre 2 vins d’une même appellation. Pourquoi payer une bouteille à 50 ou 200 e quand on peut trouver du plaisir dans une bouteille 4 à 10 fois moins chère (même si, et je le sais, que les vins ne sont pas “comparables”) ? Je n’ai jamais soutenu ces vins “parvenus” qui se moquent bien du marché français (et de ses consommateurs).

Je ne suis pas non plus intéressé par les vins “confiturés”, sans âme ni vertu, qui font tort à la grande spécificité bordelaise. Pour faire ces “vins”, on récolte des raisins surmaturés, on concentre à outrance (avec des concentrateurs) lors des vinifications, on met le tout dans des barriques où le bois peut, sur demande auprès des tonneliers, vous donner le goût que vous recherchez (de la vanille, du sirop, de la confiture…), et on vous sert un vin à la limite de l’écœurement, noir comme de l’encre, gras comme de l’huile et parfumé comme votre bureau en bois.

Si les vins du Médoc (le dernier Classement “Officiel” des Crus Bourgeois est passé à la trappe sur le plan juridique, comme celui de Saint-Émilion, et on le comprend) sont réputés, ce n’est pas pour être des vins intouchables à cause de leur prix ou “putassiers”, ces vins ou micro-cuvées qui n’existent que pour rafler de bonnes notes à des concours et ne correspondent plus à la grande tradition médocaine. Ces pratiques sont une honte pour la majorité des grands vins de la région, qui sont des vins fermés dans leur jeunesse, typés par leur terroir, et qui demandent d’évoluer dans le temps pour s’exprimer, en fonction de chaque millésime, respectant ainsi la nature. La force du terroir est la base de tout. Les autres sont sans intérêt, et les prix sont souvent déments.

À Pomerol, il y a des vins splendides, très typés par le Merlot qui se plaît à merveille dans ces territoires diversifiés. Il faut noter que, les exceptions et les excès confirmant la règle, les vins bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité justifié par la rareté comme par la convivialité et l’amour du vin.

À Saint-Émilion, on revient dans les histoires de clochers, et à beaucoup trop de frime. Outre un Classement “officiel” qui fait plutôt sourire, faisant “monter” certains crus pour le moins incongrument et discréditant d’autres (Guadet, Faurie, Cadet-Bon, Lamarzelle, Petit Faurie de Soutard, La Tour du Pin Figeac...) qui ne le méritent vraiment pas (le Classement est d’ailleurs annulé par un jugement actuellement), on ne peut aussi qu’être déçu par des vins totalement “fabriqués”, vinifiés par ceux qui croient avoir la “science infuse” et veulent nous faire croire qu’en mettant un vin “200 % en barriques neuves” ou en multipliant les manipulations œnologiques, les concentrations et des “essais”, on sait faire du vin ! Ceux-là se moquent des amateurs et des autres vignerons de l’appellation que nous défendons,qui savent très bien s’il faut mettre 10 %, 20 %, 30 %, 50 % de leurs vins en barriques neuves, ou moins, ou plus, selon la force du millésime et la structure du vin. On ne fait du bon vin, et a fortiori un grand cru, que sur des terroirs propices, de la “crasse de fer” aux argiles profondes, assortis de dépôts marins ou d’alios. Gare à certains prix, totalement injustifiés.

Les meilleurs vins de Montagne, Puisseguin, Lussac ou Saint-Georges se retrouvent dans le Classement des “Satellites” de Saint-Émilion, et proviennent de terroirs spécifiques, limitrophes ou rapprochables d’autres sols d’appellations plus prestigieuses, ce qui leur permet de devenir de grands vins à part entière.

Bien que certains tentent de les mélanger, les deux appellations Canon-Fronsac et Fronsac partagent à la fois des différences et des similitudes. Là aussi, des vins sont surcotés et beaucoup plus marqués par leurs vinifications que par un terroir.

Pour les Graves, il existe une variété importante de styles de vins. Cela va des crus réellement (et historiquement) exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac ou Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan (quelques-unes des plus belles bouteilles de la région dans les millésimes 2005 et 2004) comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir, d’autres crus atteignant des prix difficilement cautionnables. C’est évidemment le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise.

Dans les appellations de Côtes, qui se cherchent toujours, il s’agit de choisir entre les vins typés comme nous les aimons, et d’autres cuvées très spéciales, dépersonnalisées (à ne pas confondre avec les cuvées de prestige retenues), faisant la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un terroir en avant, s’il existe.

Dans les Bordeaux Supérieurs, les progrès sont constants depuis plus de dix ans, et, loin de la démence des prix de certains autres “cuvées Spéciales”, on savoure de nombreux vins remarquables pour leur rapport qualité-prix-plaisir. La plupart des propriétaires retenus élèvent aussi de jolis Bordeaux blancs qui ont du mal à se faire une image.

À Sauternes (et Barsac), l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea. L’appellation a connu une série de millésimes très différents, du plus exceptionnel (2004, 2001, 99…) au plus difficile (2002). Attention au passerillage, qui n’a rien à voir avec le Botrytis...

En liquoreux, les appellations situées face à Sauternes, recèlent des vins onctueux, qui ont du mal à se faire un nom, pourtant d’un très bon rapport qualité-prix-plaisir.

Mes Classements 2008 sont la garantie de ne pas vous faire avoir. Gare au bluff, donc.

lundi 22 octobre 2007

Défendre nos terroirs et le talent des hommes

Cela fait 28 ans (vous lisez bien, mais c’est vrai que j’ai débuté bien jeune dans ce monde envoûtant du vin) que j’écris, goûte, écoute, apprécie tel ou tel, rigole d’un autre, oublie untel, etc…

En fait, j’ai de la mémoire. Elle me fait respecter les fidèles, sourire de quelques-uns, savoir ce que certains font de leur vin (ou y mettent), et ranger ces cases dans ma tête comme il le faut pour les réactiver.

J’ai connu, et connais, pas mal de monde : des hommes (et des femmes, bien sûr) formidables, dont la relève n’a jamais (hélas) été assurée, le saut des générations (vous savez : celle qui crée, celle qui gère, la troisième qui dilapide) étant souvent bien réel, d’autres inintéressants, d’autres encore, passionnés et passionnants, avec qui c’est toujours un plaisir de “boire un canon”, plus de 20 ans après, etc.

La puissance du Guide, de Millésimes et désormais notre présence sur Internet (*) font bien sûr des envieux, mais il semble que cela soit typiquement français. Les dés étaient pourtant bien jetés.

En fait, à la cinquantaine, le bilan et les projets sont clairs : je n’ai pas failli à mon instinct profond de défendre encore et toujours les hommes et les femmes, du plus grand au plus modeste, qui sont attachés, comme moi, comme mon équipe (ma famille, devrais-je écrire), à extraire de leur terroir une quintessence à la fois naturelle et spirituelle, loin des artifices et des modes passagères. Si j’aime le vin, j’aime aussi ceux qui l’élèvent, je pense à eux quand je débouche leur bouteille, je partage ce plaisir, et c’est ce qui compte. Les “frimeurs”, les vins marchands, les produits “putassiers”, je les combats ou j’y suis indifférent, voilà tout.

Aujourd’hui, donc, nous confortons et renforçons, comme nous l’avons toujours fait (l’audace du 1er Guide de ce genre comme celle d’avoir investi sur le net, bien avant les autres) Millésimes et le Guide (sa prochaine édition sera “dure” sur le plan éditorial, assortie d’une maquette moderne que la direction d’Albin Michel et moi-même avons approuvée avec enthousiasme), nous poursuivons notre développement dans ce média fondamental, Internet, où nos “concurrents” ne risquent pas de rattraper ce que nous avons réalisé (**). Le site de Millésimes est déjà l’un des plus importants dans son domaine, et nous allons le traduire en langue américaine, tout d’abord, puis, certainement, en langue espagnole, ce qui nous donnera une dimension mondiale, une présence sur tous les continents, et un lectorat potentiel de plusieurs centaines de millions d’internautes, ce qu’aucune édition “papier” ne peut envisager. Des faits, pas des paroles !

Et puis, cette année, je vais -enfin- prendre le temps d’écrire mes romans, en tout cas au moins un, toujours édité chez Albin Michel, confiance oblige. Des livres dont le synopsis se trame depuis longtemps. Bien sûr, il y aura, dans l’un, une part importante de ma conscience (le monde de la terre qui m’est cher devrait y avoir sa place, indirectement certes), et, dans l’autre, le script (mais je ne vous dévoilerai pas grand chose) s’oriente vers un thème qui m’est tout aussi intime, les grandes civilisations antiques, une saga, historique mais bien actuelle, où l’Orient rejoindra l’Occident. En fait, l’année 2007, devra donc m’occuper à temps plein.

En parallèle, profitons de ce nectar que sait être le vin, où, comme en littérature, l’esprit rejoint la matière… Il y a un millier de vignerons exceptionnels dans ce numéro, à qui nous sommes fidèles, et qui nous le rendent bien, et cela vaut tous les écrits du monde.

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jeudi 18 octobre 2007

20 sur 20 ? mon blog perso qui note mes coups de cœur...

Je me fais plaisir, et j'y aborde pratiquement tous les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d'Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard "Madrange" aux Blacks), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les voitures à Paris, les vins Californiens, le scandale d'EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence d'Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne...), Ségolène Royal, BHL, Clearstream, la TVA des restaurateurs, les ministres, l'iPhone, Vuitton, les Echecs, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé, Bayrou ou Jospin), Ibiza, de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Cervantes, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Parker, Citadelles du Vin...), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Vargas Llosa, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, le Champagne, l'astronomie, les grèves, voir et revoir Keyser Soze... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s'informer sur 20 sur 20 ?

mercredi 17 octobre 2007

Gagnez des bouteilles

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